Alimta Imprimer Envoyer

Télécharger la fiche de ce médicament

Effets secondaires possibles sur votre chimiothérapie

Les médicaments de chimiothérapie que vous avez reçus peuvent être responsables d’effets secondaires qui leur sont propres. Voici la liste des principaux effets secondaires possibles (mais pas obligatoires !) que vous risquez de rencontrer avec votre protocole de chimiothérapie ainsi que quelques conseils pour y faire face.

Pour avoir l’intégralité des effets secondaires, adressez vous à votre médecin référent qui vous remettra une copie de la notice du produit.

Protocole de chimiothérapie : Aimata (Pemetrexed)

  • Suppléméntation en acide folique et vitamine B : afin de contrecarrer la toxicité de ce produit sur les cellules de vos organes votre médecin vous prescrira une supplémentation en certaines vitamines bien précises : en effet, les effets toxiques de ce produit sont largement réduits par la prise d’acide folique en comprimés et de vitamine B12 en injection ou buvable. Ces 2 produits doivent être débutés 7 jours avant la première administration d’Alimta et continués tout au long du traitement.
  • Toxicité cutanée : certains patients peuvent présenter une sensibilité particulière à ce produit et présenter des lésions cutanées (boutons, démangeaisons, plaques rouges) ; afin d’éviter cela, votre oncologue vous prescrira un médicament dans les jours précédents la perfusion d’Alimta (prémédication par un médicament à base de cortisone).
  • Fatigue : la sensation de fatigue, passagère, est fréquente, à type de lassitude et nécessite que vous vous ménagiez en réduisant vos activités habituelles.
  • La chute des cheveux (alopécie) : avec ce produit la chute des cheveux est peu fréquente et relativement modérée.
  • Nausées et vomissements ils peuvent survenir le jour de la chimiothérapie et persister plusieurs jours après celle-ci. Il existe aujourd’hui des traitements préventifs très efficaces de ces symptômes, mais qui peuvent parfois se révéler insuffisants chez des sujets particulièrement sensibles. N’hésitez pas à le signaler à votre médecin afin qu’il renforce le traitement préventif.
  • Parfois dans les jours suivants le traitement des diarrhées peuvent survenir : adaptez votre alimentation.

    Quelques petits conseils peuvent être utiles (à adapter en fonction de la sévérité de la diarrhée) :
    • Ne pas oublier de boire suffisamment : eau, thé ou café léger, tisane, eau minérale bicarbonatée (sauf contre-indication), sirop (pas de jus de fruits), boissons type coca-cola;
    • Adopter une alimentation adaptée à un épisode diarrhéique : pas de sauces ni graisses cuites, plutôt du riz, semoule, tapioca, nouilles, moins fréquemment des pommes de terre cuites à l’eau ou à la vapeur, avec de la viande tendre ou poisson grillé ; légumes uniquement en bouillon : si diarrhée importante seule l’eau de cuisson sera consommée ; fruits : pas de fruits crus (irritants pour l’intestin), seulement après cuisson : pommes, poires, coings cuits et homogénéisés (petits pots bébé) ; flan gélifiés en fonction de la tolérance ; biscottes ou pain grillé, biscuits secs.
    Si les selles liquides étaient trop importantes ou duraient trop longtemps, prévenez votre médecin car une réhydratation par voie veineuse pourrait être nécessaire.
  • Diminution des globules rouges : peu fréquente, elle entraîne une anémie qui peut être responsable de fatigue ou d’essoufflement. Elle peut nécessiter une transfusion sanguine ou un traitement médicamenteux.
  • Diminution des globules blancs : entre le 7ème et le 14ème jour suivant la chimiothérapie, il peut y avoir une baisse des globules blancs (leucocytes) qui vous servent à vous défendre vis-à-vis des infections. Cette baisse est transitoire et n’a pas de conséquence, sauf si vous avez de la fièvre (confer chapitre : conduite à tenir en cas de fièvre).
  • Diminution des plaquettes chez certains patients : les plaquettes servent à la coagulation du sang ; le risque de diminution apparaît après les premiers traitements; si éventuellement vous constatiez l’apparition de saignements de nez, d’hématomes : consultez votre médecin, qui vous ferra pratiquer une prise de sang afin de vous donner si nécessaire des consignes et un traitement complémentaire.
  • Cette toxicité hématologique peut être majorée en cas d’insuffisance rénale, même légère. C’est pour cette raison que votre médecin demandera à suivre par une prise de sang votre créatinémie.

Si vous constatez un trouble qui n’est pas mentionné dans cette fiche, parlez en à votre médecin.