Torisel

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Les médicaments de chimiothérapie que vous avez reçus peuvent être responsables d’effets secondaires qui leur sont propres. Voici la liste des principaux effets secondaires possibles (mais pas obligatoires !) que vous risquez de rencontrer avec votre protocole de chimiothérapie ainsi que quelques conseils pour y faire face.

 

Pour avoir l’intégralité des effets secondaires, adressez vous à votre médecin référent qui vous remettra une copie de la notice du produit.

 

Protocole de chimiothérapie : TORISEL (Temsirolimus)

 

Réaction d’hypersensibilité : certains patients peuvent présenter au cours de la perfusion des réactions « allergiques » au produit. Afin d’éviter cela, votre oncologue prescrira un anti-histaminique qui sera administré le jour de votre perfusion de TORISEL.

 

Toxicité cutanée : certains patients peuvent présenter des lésions cutanées (sensations de chaleur, boutons, démangeaisons, plaques rouges, acné) ; afin d’éviter cela, votre oncologue prescrira un médicament qui sera administré le jour de votre perfusion de TORISEL.

Pour prévenir cet effet secondaire, il vous sera conseillé d’utiliser un savon à pH neutre pour votre toilette, l’application d’une crème hydratante deux fois par jour sur la totalité du corps. Il est par ailleurs recommandé d’éviter l’exposition au soleil, aux détergents, aux savons antibactériens, et l’utilisation de parfums contenant de l’alcool. Lors de vos sorties à l’extérieur, le port du chapeau est préconisé, ainsi que l’utilisation d’une protection solaire indice 30 au minimum sur les parties de votre corps exposées au soleil.

Un traitement spécifique vous sera peut être prescrit par un dermatologue.

 

Inflammation buccale et digestive : il s’agit d’une stomatite qui se traduit par des lésions de la muqueuse buccale et digestive à type d’érosion, d’ulcérations gênantes et parfois douloureuses. Afin de les prévenir, il est recommandé d’effectuer un brossage de dents soigneux avec une brosse souple, des soins bucco-dentaires chez le dentiste si nécessaire, et de faire des bains de bouche trois ou quatre fois par jour avec le produit prescrit par votre oncologue.

 

Nausées et vomissements : ils peuvent survenir le jour de la chimiothérapie et persister plusieurs jours après celle-ci. Il existe aujourd’hui des traitements préventifs très efficaces de ces symptômes, mais qui peuvent parfois se révéler insuffisants chez des sujets particulièrement sensibles. N’hésitez pas à le signaler à votre médecin afin qu’il renforce le traitement préventif.

Quelques petits conseils peuvent être utiles :

- Le jour de la chimiothérapie et quelques jours avant, mangez léger en évitant les repas gras, les aliments au goût trop fort ou épicé.

- Mangez des repas fractionnés et de préférence froids.

- Évitez de boire pendant le repas, mais buvez beaucoup avant et après.

- Buvez de préférence des boissons gazeuses et fraîches.

- Pendant les perfusions, tentez de vous distraire et de vous occuper l’esprit (télévision, lecture…).

- Sucez des bonbons mentholés.

 

Les diarrhées sont possibles : dans la semaine suivant le traitement, si ces selles liquides sont très importantes ou se prolongent plusieurs jours, avertissez votre médecin-traitant.

Quelques petits conseils peuvent vous être utiles (à adapter en fonction de la sévérité de la diarrhée) :

- N’oubliez de boire suffisamment : eau, thé ou café léger, tisane, eau minérale, sirop (pas de jus de fruits), boissons de type coca-cola.

- Adoptez une alimentation adaptée à un épisode diarrhéïque : pas de sauces ni graisses cuites, plutôt du riz, semoule, tapioca, pâtes, pommes de terre cuites à l’eau ou à la vapeur, viandes tendres ou poissons grillés, légumes uniquement en bouillon, pas de fruits crus (seulement après cuisson : pommes, poires, coings), flans gélifiés en fonction de la tolérance, biscottes ou pain grillé, biscuits secs.

Si les selles liquides étaient trop importantes ou duraient trop longtemps, prévenez votre médecin car une réhydratation par voie veineuse pourrait être nécessaire.

 

Toxicité pulmonaire : prévenez votre médecin si apparition de signes respiratoires à type de toux et d’essoufflements.

 

Fatigue : la sensation de fatigue est fréquente, et nécessite que vous vous ménagiez en adaptant ou réduisant vos activités habituelles.

 

Altération de la glycémie : une surveillance de votre glycémie à jeun sera effectuée par un bilan biologique réalisé dans votre laboratoire de ville toutes les deux semaines pendant les seize premières semaines, puis tous les mois. Signalez à votre médecin l’apparition d’une soif excessive ou d’une augmentation du volume ou de la fréquence de vos mictions.

Un dosage des triglycérides et du cholestérol sera effectué conjointement.

 

Diminution des globules rouges et des plaquettes : la diminution des globules rouges entraîne une anémie qui peut être responsable de fatigue ou d’essoufflements. Elle peut nécessiter parfois une transfusion sanguine ou un traitement médicamenteux.

Les plaquettes servent à la coagulation du sang ; si vous constatiez l’apparition de saignements de nez, des gencives, d’hématomes, consultez votre médecin.

Une surveillance de vos globules rouges et de vos plaquettes sera effectuée régulièrement.

Le traitement pourrait être interrompu par votre médecin en cas de baisse majeure des plaquettes.

Pendant toute la durée de votre traitement, il vous est recommandé d’éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

 

Si vous constatez un trouble qui n’est pas mentionné dans cette fiche, parlez en à votre médecin.